redaction_persuasive_copywriting

J’ai souvenir d’une fille brillante avec qui j’ai fait mes études. Une première de classe, motivée, talentueuse – et même jolie. C’est également quelqu'un qui commençait toutes ses phrases par « Moi, je… ». « Moi, je pense que c’est plus joli en vert. Moi, je pense que cette police de caractères-là est un meilleur choix… Â» Vous avez certainement connu des gens comme ça ?

Trop de sites web et de documents de présentation d’entreprise sont écrits au « Moi, je ». Les expressions clichés comme « chef de file canadien Â» et « leader en Amérique du Nord Â» ou « firme établie comptant sur l’expertise de spécialiste oeuvrant dans le domaine depuis plus de 40 ans Â» ont beaucoup moins d’impact qu’on ne le pense.

C’est difficile de séduire des clients en tenant un long monologue sur soi-même. Mieux vaut vous montrer intéressé, réceptif, démontrer que vous comprenez leurs besoins et que vous êtes l’entreprise la mieux placée pour bien les servir. Ce n’est pas pour rien que « vous Â» est considéré un mot magique en publicité – tout juste après « gratuit ».

Développer des communications persuasives, c’est s’éloigner des textes centrés sur soi-même.

Le client devrait toujours être au cÅ“ur de la rédaction. L’utilisation de « vous », « votre Â» et d’autres mots semblables établit un dialogue entre vous et votre client. Un exercice simple à faire est de prendre un texte et de surligner en rouge tous les mots à la première personne (« nous », « nos », etc.) et de surligner en vert tous les mots à la deuxième personne (« vous, vos », etc.). S’il y a beaucoup de rouge et peu de vert, ce n’est pas bon signe. Faites le test : même cet article-ci est dans le vert !

Et vous ? Est-ce que vos textes parlent de vos clients ou de votre nombril?